FR:Adresses

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Logo. Élément cartographique : Adresses
One example for Élément cartographique : Adresses
Description
Utilisé pour fournir des informations d'adressage sur les bâtiments ou les établissements.
Groupe

Adresses

Attributs

Les informations concernant l'adressage peuvent être ajoutées à OpenStreetMap en utilisant différentes méthodes, telles que :

  • l'ajout de nœuds simples contenant une adresse
  • l'ajout d'informations d'adresse à un nœud correspondant :
    • à un bâtiment
    • à l'emprise d'une parcelle ou d'un site
    • à une partie d'une construction comme l'entrée d'un immeuble.

Comment cartographier les adresses

Les adresses peuvent être étiquetées avec addr:housenumber=* et les autres valeurs addr:*. Ces étiquettes peuvent être ajoutées :

  • à des nœuds isolés dans les polygones de type building=*
  • aux bâtiments d'une construction building=*
  • aux nœuds d'un polygone sur l'entrée (entrance=* ) ou aux accès d'une parcelle (entrance=*)
  • sur le polygone d'emprise d'un site (à éviter si un bâtiment est disponible)

Historiquement, cette approche vient du Schéma Karlsruhe. La page Rapid Address Collection décrit des méthodes pour rapidement collecter et renseigner les adresses. Généralement, les données concernant l'adresse n'ont pas à être dupliquée (Une rue ne peut contenir qu'un seul bâtiment addr:housenumber=*). Les logiciels peuvent lier l'adresse à d'autres éléments par proximité et une duplication génère est perçue comme une erreur par les outils de quality assurance. Cependant, cela reste débattu (Address information in POI *and* building?). Les communautés locales ont souvent établi leurs propres règles. Les attributs tels que addr:country=*, addr:city=* et addr:postcode=* sont souvent redondantes puisqu'elles héritent des propriétés des limites administratives où elles sont inscrites sous des logiciels tels que Nominatim or Photon.

Relations

Les relation associatedStreet permettent de rassembler les bâtiments et les rues. C'est une alternative possible à l'attribut addr:street=*. Cette méthode est cependant moins répandue voire déconseillée dans certaines régions. La relation street rassemble tous les éléments liés à une rue, dont les bâtiments et les adresses. C'est une autre alternative à addr:street=*.

Bâtiments avec plusieurs numéros d'adresses

Ambox warning pn.svg Il n'y a actuellement pas de consensus à ce sujet. Voici quelques possibilités :

  • Créer un nœud d'adresse pour chaque numéro de maison et le placer quelque part sur le contour de la construction (ou à l'intérieur du bâtiment).
  • Si les numéros de maison sont associés à des entrées individuelles, faites les correspondre avec ces nœuds en utilisant entrance=* (anciennement : building=entrance).
  • Si une entrée correspond à plusieurs numéros, il suffit de les séparer par le séparateur par défaut d'OSM, le point-virgule (ex. : "11;13;15"). Il semblerait que séparer les valeurs par des virgules soit utilisé, le point-virgule est l'option préférable.
  • Spécifier une plage continue de numéros (ex. : "10-95"). Remarque : il existe un risque d'ambiguïté entre deux cas :
    • Lorsqu'une plage est officiellement utilisée sur l'ensemble du bâtiment, c'est la méthode à privilégier. Dans ce cas, "10-95" est simplement une étiquette comme les autres. Il ne faut donc pas traiter l'étiquetage avec une méthode spéciale car le tiret est officiellement présent dans l'étiquette d'adresse.
    • Lorsque la plage est destinée à être interprétée comme une liste d'adresses, utilisez addr:interpolation=* (comme décrit ci-dessous). Certains cartographes ajoutent un tracé "virtuel" qui leur permet de mettre les adresses "10" et "95" sur des noeuds distincts comme d'habitude. Certains cartographes veulent spécifier une plage d'adresses "10-95" sur un seul objet; l'ajout de la balise addr:interpolation=* permet d'éviter toute ambiguïté et l'on a dans ce cas une "simple étiquette" qui le signifie en précisant que cela doit être traité comme une plage. Les deux approches sont utilisées dans la pratique et il y a peu de consensus.
  • Créer des polygones connectés distincts pour les bâtiments ayant des adresses différentes. Vous pouvez le faire même si elles partagent les murs, mais découper une maison d'angle en diagonale n'est communément pas accepté.

Plusieurs bâtiments pour un numéro d'adresse

Cela se produit souvent pour des fermes, des usines, des écoles et des complexes résidentiels. Dans ce cas, il est possible d'ajouter un périmètre du site qui contient l'information d'adressage avec les autres balises, telles que le nom. Ce qui fait que vous avez moins de redondance dans vos données. Pour nommer les bâtiments, utilisez addr:housename=*.

Utilisation de l'interpolation

HouseNumbersInterpolation.png

Tant que nous n'avons pas un nœud ou le contour d'un bâtiment pour chaque (numéro de) maison le long d'un chemin, il est également possible d'utiliser l'interpolation automatique de la numérotation. Pour cela, il faut dessiner un chemin reliant les numéros connus des maisons avec des nœuds contenant le type d'interpolation, comme indiqué dans l'image ci-dessus. Des balises supplémentaires telles que addr:street=* sont toujours ajoutées aux objets avec la balise addr:housenumber=*, le tracé d'interpolation ne contient que la balise addr:interpolation=*.

Pour des numéros de maison manquants correspondant à une irrégularité (par exemple, le "13" est manquant), deux tracés doivent être dessinés (ex. :"1-11" et "15-25"). Si les numéros d'habitation manquants correspondent à une structuration régulière, par exemple une liste de numéros est manquante dans une séquence (exemple pour une voie impaire : 3401, 3405, 3409, etc.) : utiliser une valeur numérique avec la balise addr:interpolation=* pour indiquer la valeur à incrémenter entre les numéros de maison. (Remarque : addr:interpolation=odd et addr:interpolation=even sont des méthodes spéciales du type d'interpolation addr:interpolation=number, dont number=2, et le nœud de départ respectivement impair et pair)

S'il y a un numéro d'adresse sur un seul nœud ou un seul polygone d'un bâtiment et que ce numéro apparaît aussi comme le résultat d'une interpolation, le logiciel devrait traiter ce cas correctement et favoriser le numéro étiqueté individuellement à sa position réelle.

Comme on le voit dans l'image de l'exemple ci-dessus, il est permis d'ajouter dans l'étiquette addr:housenumber une valeur non entière de numérotation quelque soit le type d'interpolation odd/even/all (par exemple «12b»). Ces nœuds seront ignorés dans l'interpolation. Toutefois, les extrémités de l'interpolation doivent toujours suivre la règle d'interpolation donnée !

Vous pouvez utiliser la méthode d'interpolation "alphabétique" pour interpoler les caractères alphabétiques de la numérotation. Donc si toutes des adresses de 7A à 7F dans une rangée, vous pouvez les connecter avec un tracé balisé avec addr:interpolation=alphabetic. Vous ne pouvez pas mélanger un interpolation alphabétique avec d'autres méthodes d'interpolation. Il existe un cas particulier pour l'écriture latine dans laquelle la première entrée de la séquence est un nombre simple, et l'entrée suivante le même nombre avec la lettre A. Par exemple, la gamme 25-25F signifie que les adresses seront numérotées 25, 25A, 25B... 25F.

Certains cartographes utilisent addr:interpolation=* sur un seul objet pour indiquer que le numéro addr:housenumber=* doit être traité comme un élément séquentiel plutôt qu'une véritable étiquette (ci-dessus). Il n'y a pas de consensus pour dire si cette méthode est appropriée.

Utiliser l'interpolation pour les enquêtes partielles

Pour indiquer le niveau de précision d'une interpolation, vous pouvez utiliser la balise optionnelle addr:inclusion=* pour représenter quelles sont les données d'adressage manquantes dans l'enquête réalisée.

  1. Toutes les maisons ne sont pas encore présents, mais les extrémités de la rue ont été vérifiées.
  2. Les extrémités de la rue ne sont pas connues, mais une plage de valeurs peut être estimée.
  3. certains numéros de maison sont manquants ou illisibles car endommagés, ainsi la plage peut ne pas être correcte.
  4. Utiliser les données TIGER (États-Unis) pour indiquer toutes les adresses possibles sur un bloc ; c'est utile pour le routage vers le bloc le plus proche où aucune enquête n'a été réalisée.

La balise optionnelle addr:inclusion identifie l'exactitude des données.

  • addr:inclusion=actual - Représente un relevé précis où le calcul de chaque numéro d'adresse interpolé trouve une correspondance exacte avec les adresses physiques. C'est le même sens que l'omission de la balise addr:inclusion.
  • addr:inclusion=estimate - le tracé de l'interpolation peut contenir des chiffres qui n'existent pas physiquement pour des raisons typiques précisées dans les cas 1-3 ci-dessus. Une enquête a été réalisée, et une détermination de géolocalisation sera fournie pour plusieurs emprises physiques du bâti réel.
  • addr:inclusion=potential - La plage complète des numéros d'adresses possibles sur un bloc, mais il se peut que la plage d'adresse ne soit pas physiquement sur le bloc en question. L'interpolation des données US TIGER est un exemple où plusieurs géolocalisations seraient près d'un seul bloc.

Les lettres dans la numérotation des adresses (par exemple en Russie)

Les adresses russes peuvent avoir des numérotations complexes addr:housenumber=* avec des lettres, ex. "48А k2 с1" [1] (signifie: numéro 48А, bâtiment 2, construction 1). Dans certains cas, les adresses officielles ont seulement un nombre de корпус (bâtiment), et ainsi addr:housenumber=* commence par la lettre "k".

Adresses sans nom de rue

Certains bâtiments ne sont pas associés à des rues. Dans des villages, l'adresse peut se limiter au nom du village et le numéro du bâtiment ; sur une île, l'adresse peut être limitée au nom de l'île et le nom du bâtiment (ex : [2]) Dans certains état post-soviétiques, les adresses sont composées du numéro du bâtiment et du nom du district administratif de la ville (parfois même avec des sous divisions). Dans ce cas, le numéro du bâtiment est assigné selon l'ordre de construction et n'a ainsi pas de lien avec la position relative des bâtiments. Dans ces cas, l'attribut addr:street=* ne doit pas être utilisé. La clé addr:place peut être utilisée à la place de addr:street pour indiquer la partie de l'adresse qui remplace le nom de rue. Les addr:district=* et addr:subdistrict=* peuvent être utilisées lorsque nécessaires.

Règles régionales

Belgique

Flandres

Le groupe Flemish Agiv a ouvert l'accès à leur base de données d'adresses. L'import n'est pas possible, mais cela permet de mettre en évidence les différences avec les données OSM (voir the documentation).

République Tchèque

La République Tchèque utilise son propre système pour référencer les adresses :

Le modèle est décrit sur la page Cs:WikiProjekt Česko/Systém adres. Le gouvernmeent tchèque fournit des données pour les adresses, mises à jour de façon mensuelle (voir Address_import_from_RUIAN).

Danemark

En conformité avec l'ordonnance danoise Bekendtgørelse om vejnavne og adresser (en français : Pour le nom des routes et les adresses) à toutes les unités des Bygnings- og Boligregistret (BBR) (en français : bâtiments et logements collectifs ?) seront associées des nœuds d'adresses. Si un bâtiment existe sur l'unité BBR, le nœud d'adresse doit être placé au milieu du côté le plus long du bâtiment à 3 mètres du mur le plus proche de la route d'accès principale (nommée).

Tous les nœuds d'adresses danois sont importés d'un service central exploité par le gouvernement danois et vérifiés et corrigés en permanence par un robot par le même service. Le travail des cartographes étrangers au Danemark devrait tenir compte du fait que la communauté danoise n'approuve pas la fusion des nœuds d'adresse importés avec les bâtiments. Lorsque vous utilisez le greffon FR:JOSM/Greffons/BuildingsTools au Danemark, assurez-vous qu'il n'est pas configuré pour fusionner automatiquement les nœuds d'adresse avec les bâtiments.

Bien que l'import de masse provenant de données publiques en général a précédemment entraîné de mauvais résultats, la qualité des adresses du gouvernement danois est très élevée. La capacité d'obtenir des millions de nœuds d'adresse (avec des balises correctes conforme au schéma d'adresse officiel, incluant parfois plusieurs noms de logement - mais c'est aussi une information agrégée au Danemark) a entraîné une énorme augmentation de la qualité de l'ensemble de données danois, Une base pour plusieurs outils d'assurance-qualité (pour trouver des "points vides" sur la carte où les adresses existent réellement, mais qu'aucun contributeur n'a encore visité), p.ex. ajout d'étiquettes addr:street pour donner le nom des voies de circulation voisines.

France

OSM France a lancé un projet d'adresse appelé "BANO" (Base d'Adresses Nationale Ouverte). Cette base de données est un regroupement de données des adresses disponibles sur OSM, sur un ensemble de jeux de données OpenData et de données extraites automatiquement du Cadastre. Le jeu de données composite résultant est disponible sous licence ODbL et peut être utilisé pour améliorer les adresses de l'OSM et les noms de rues. Pour plus de détails, voir WikiProject_France/WikiProject_Base_Adresses_Nationale_Ouverte_(BANO) et http://openstreetmap.fr/bano

Allemagne

Le Karlsruhe Schema est répandu ainsi que l'utilisation des interpolations.

Italie

Les adresses sont indiquées sur les points d'accès des propriétés. Pour un contexte historique, on retrouve souvent des entrées selon les étages level=*. Pour les lieux sans adresses, nohousenumber=yes peut être utilisé avec addr:housenumber=* vide.

Norvège

En 2014, les données officielles ont été ouvertes au public. L'outil [3] est utilisé pour garder une trace des modifications. Le modèle est basé sur l'approche danoise, les noeuds ne sont pas associés aux polygones des bâtiments. L'interpolation n'est pas nécessaire et est éliminée au fur et à mesure ainsi que les relation associatedStreet.

Russie

L'approche générale est une déclinaison du Karlsruhe Schema avec AddrN. Les données sont divisées en trois catégories selon des "objets" et des "lieux" :

  • 1. Les lieux sont des polygones avec le nom et addr:country
  • 2. Les objets sont des éléments tels que les bâtiments et les POIs. Seulement addr:street et addr:housenumber sont requis, le reste étant hérité du polygone autour
  • 3. Si le POI est dans un bâtiment, alors il hérite de l'adresse de celui-ci

Outils d'aide

On trouve des représentations d'adresses et des informations sur les bâtiments disponibles comme une couche ITO Map et comme une vue dans l'inspecteur OSM de Geofabrik. Ces visualisations exploitent les balises des constructions, et affichent les adresses et noms de rues si présents. L'inspecteur OSM fournit également des contrôles sur les tracés d'adresses interpolés. Inspecteur OSM est limité à l'Europe. OpenLinkMap est une carte glissante, qui rend disponibles les données des étiquettes sous la forme de POI cliquables.

Dans http://qa.poole.ch il y a une couche qui affiche les bâtiments avec les balises addr:* manquantes et une couche qui affiche les objets avec des adresses. La page "Noname and noaddress" a une description plus détaillée de ces couches.

Voir également